“Per chi non serve a nulla se non a spingere l’universo”
“Pour ceux qui ne servent qu’à faire avancer l’univers”
André Che Isse
“mi ubriaca il silenzio dei fiori”
La Curva Ebra dell’Haiku,
studio 59° : 54° fiore d’erbario
108 x 100 cm
tempera da muro,carta velina,carboncino,nastro carta,rosso da vetro su misto cotone
novembre 2022
Opera retroilluminata
*
“L’ivresse du silence des fleurs”
La Courbe Hébraïque du Haïku
Studio 59° : 54e fleur d’herbier
108 x 100 cm
tempera murale, papier de soie, fusain, ruban adhésif, vernis rouge sur coton mélangé
Novembre 2022
Œuvre rétroéclairée
*
Une lumière électromagnétique, parmi les plus rapides, atteint l’œil : c’est le rouge qui capte l’attention. Jaillissant d’un cadre sombre, il est chaud, oriental, et habille trois gestes noirs. Ces gestes racontent la poésie d’une fleur. Racine, tige et feuille se développent en modules, une danse exprimée par les vers délicats d’un poème.
L’image et le titre s’entrelacent dans une révélation mutuelle et, de la poésie, naît la poétesse.
*
Una luce elettromagnetica, tra le più veloci, raggiunge l’occhio, è il colore rosso ad attirare l’attenzione, arriva dal centro di una cornice buia, caldo e orientale, veste tre gesti neri, e questi, raccontano la poesia di un fiore.
Radice, fusto e foglia sviluppati in moduli, come una danza espressa dai versi delicati di una poesia.
Immagine e titolo si abbracciano in uno svelarsi reciproco e dalla poesia, la poetessa.
le corps de l’artiste rejoint l’œuvre en le sublimant.
La corde qui noue et borde les articulations sur la toile évoque
un danseur à la peau à la fois douce et écorchée,
très troublant paradoxe.”
Isabelle Floch
*
Sous la direction du Maestro Giosuè Deriu
“Celui qui marche, danse ou tournoie sur une corde à quelques mètres du sol n’est pas un funambule.
Que le fil soit tendu, lâche, rebondissant ou libre, on l’appelle danseur sur corde.”
Philippe Petit
Dans l’œuvre d’André Che Isse,
on marche sur un fil, traversant les ombres et lumières de l’artiste,
un jeu d’équilibres où danse, peinture et poésie s’enlacent et se délient, pour mieux se retrouver,
tel un syndrome de Stockholm ou une pièce de Pina Bausch.
L’ethos grec, la philosophie occidentale, la discipline orientale et la passion humaine
convergent dans l’élégante hermétique des nombres.
La vie du poète, peintre et danseur tourne sur elle-même sans conflits,
transformant la polyvalence en force :
des langages multiples s’unissent pour exprimer une seule et même idée.
Ses œuvres, apparemment simples à première vue,
cachent pourtant une richesse de concepts et racontent des histoires profondes.
Ce livret explore le cheminement artistique d’André Che Isse,
à travers techniques et thématiques,
où une corde – fil conducteur – unit ses trois triptyques.
Chaque œuvre, rétroéclairée, vit une double existence :
celle de la lumière naturelle et celle d’une lumière intérieure.
La corde, minutieusement cousue sur la toile de coton,
dessine les silhouettes comme un trait épais et vibrant,
entre rouille et vernis de verre, caressé par un crayon.
Derrière chaque toile, l’artiste révèle l’ossature de l’image :
la continuité du fil sur lequel il danse, sans jamais perdre la logique et la fluidité de sa création.
Le titre, parfois synesthésique, dévoile l’œuvre :
une main sur un visage, le détail d’un dos,
la splendeur immobile d’un vase, ou encore
– comme dans la première pièce, pilier de ce livret –
l’exemple d’une magie où le geste fait naître une fleur.
*
“J’ai eu le plaisir et la chance de marcher sur le fil avec André. Il m’a conduit dans des lieux spéciaux, ancestraux, où le temps n’est qu’un concept vain et où les émotions sont en équilibre. Dans les petites tables, j’ai vu l’expression ultime de la danse ; dans les Danseurs, une évidente immobilité. Tout cela m’a passionné, éveillant cette sensation intime que les philosophes appellent émerveillement.” Giosuè Deriu
*
*
*
A cura del Maestro Giosuè Deriu
“Chi cammina, danza o volteggia su una corda a qualche metro da terra non è un funambolo.
Che il suo filo sia teso, lento, molleggiato o completamente libero, viene chiamato ballerino sulla corda.”
Philippe Petit
Nell’opera di André Che Isse si cammina sopra una fune,
attraversando ombre e luci dell’operato dell’artista, un gioco di equilibri,
dove danza, pittura e poesia si abbracciano e si lasciano per poi riabbracciarsi,
come una sindrome di Stoccolma, o uno spettacolo di Pina Bausch.
L’Ethos greco, la filosofia occidentale, la disciplina orientale e la passione umana
s’incontrano nella raffinata ermetica dei numeri.
Il vissuto del poeta, pittore e danzatore ruota su se stesso senza conflittualità,
riuscendo a fare della versatilità una forza,
dove molteplici linguaggi collaborano per esprimere gli stessi significati.
Infatti le opere, a primo impatto di facile lettura, celano molteplici concetti e raccontano storie.
Il percorso di questo libretto esplora la principale produzione artistica di André Che Isse,
per tecnica e temi, dove una corda, come filo logico, unisce i tre trittici.
Infatti le opere, tutte retroilluminate, presentano una doppia vita,
quella di illuminazione naturale e quella di luce propria.
La corda, cucita meticolosamente sopra il cotone,
sagoma i soggetti come fosse un tratto spesso e materico di colore,
un tocco di ruggine, le carezze di una vernice da vetro, una linea di matita.
Dietro le tele, è svelato lo scheletro di ogni immagine,
la continuità del filo, sopra il quale l’artista danza senza mai perdere la logica e continuità della creazione.
Il titolo, che a volte verte alla sinestesia, spiega l’opera:
una mano sul viso, il particolare di un dorso, la spettacolare staticità dei vasi e soprattutto,
come nella prima opera che funge da perno di questo libretto,
l’esempio di magia, dove, attraverso il gesto, si può far nascere un fiore.
*
“Ho avuto il piacere e la fortuna di passeggiare sulla corda con André,
mi ha portato in posti speciali e ancestrali,
dove il tempo è solo un concetto inutile e i sentimenti sono in equilibrio.
Nei Tavolinetti ho visto la massima espressione della danza
le corps de l’artiste rejoint l’œuvre en le sublimant.
La corde qui noue et borde les articulations sur la toile évoque
un danseur à la peau à la fois douce et écorchée,
très troublant paradoxe.”
Isabelle Floch
*
Sous la direction du Maestro Giosuè Deriu
“Celui qui marche, danse ou tournoie sur une corde à quelques mètres du sol n’est pas un funambule.
Que le fil soit tendu, lâche, rebondissant ou libre, on l’appelle danseur sur corde.”
Philippe Petit
Dans l’œuvre d’André Che Isse,
on marche sur un fil, traversant les ombres et lumières de l’artiste,
un jeu d’équilibres où danse, peinture et poésie s’enlacent et se délient, pour mieux se retrouver,
tel un syndrome de Stockholm ou une pièce de Pina Bausch.
L’ethos grec, la philosophie occidentale, la discipline orientale et la passion humaine
convergent dans l’élégante hermétique des nombres.
La vie du poète, peintre et danseur tourne sur elle-même sans conflits,
transformant la polyvalence en force :
des langages multiples s’unissent pour exprimer une seule et même idée.
Ses œuvres, apparemment simples à première vue,
cachent pourtant une richesse de concepts et racontent des histoires profondes.
Ce livret explore le cheminement artistique d’André Che Isse,
à travers techniques et thématiques,
où une corde – fil conducteur – unit ses trois triptyques.
Chaque œuvre, rétroéclairée, vit une double existence :
celle de la lumière naturelle et celle d’une lumière intérieure.
La corde, minutieusement cousue sur la toile de coton,
dessine les silhouettes comme un trait épais et vibrant,
entre rouille et vernis de verre, caressé par un crayon.
Derrière chaque toile, l’artiste révèle l’ossature de l’image :
la continuité du fil sur lequel il danse, sans jamais perdre la logique et la fluidité de sa création.
Le titre, parfois synesthésique, dévoile l’œuvre :
une main sur un visage, le détail d’un dos,
la splendeur immobile d’un vase, ou encore
– comme dans la première pièce, pilier de ce livret –
l’exemple d’une magie où le geste fait naître une fleur.
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“J’ai eu le plaisir et la chance de marcher sur le fil avec André. Il m’a conduit dans des lieux spéciaux, ancestraux, où le temps n’est qu’un concept vain et où les émotions sont en équilibre. Dans les petites tables, j’ai vu l’expression ultime de la danse ; dans les Danseurs, une évidente immobilité. Tout cela m’a passionné, éveillant cette sensation intime que les philosophes appellent émerveillement.” Giosuè Deriu
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A cura del Maestro Giosuè Deriu
“Chi cammina, danza o volteggia su una corda a qualche metro da terra non è un funambolo.
Che il suo filo sia teso, lento, molleggiato o completamente libero, viene chiamato ballerino sulla corda.”
Philippe Petit
Nell’opera di André Che Isse si cammina sopra una fune,
attraversando ombre e luci dell’operato dell’artista, un gioco di equilibri,
dove danza, pittura e poesia si abbracciano e si lasciano per poi riabbracciarsi,
come una sindrome di Stoccolma, o uno spettacolo di Pina Bausch.
L’Ethos greco, la filosofia occidentale, la disciplina orientale e la passione umana
s’incontrano nella raffinata ermetica dei numeri.
Il vissuto del poeta, pittore e danzatore ruota su se stesso senza conflittualità,
riuscendo a fare della versatilità una forza,
dove molteplici linguaggi collaborano per esprimere gli stessi significati.
Infatti le opere, a primo impatto di facile lettura, celano molteplici concetti e raccontano storie.
Il percorso di questo libretto esplora la principale produzione artistica di André Che Isse,
per tecnica e temi, dove una corda, come filo logico, unisce i tre trittici.
Infatti le opere, tutte retroilluminate, presentano una doppia vita,
quella di illuminazione naturale e quella di luce propria.
La corda, cucita meticolosamente sopra il cotone,
sagoma i soggetti come fosse un tratto spesso e materico di colore,
un tocco di ruggine, le carezze di una vernice da vetro, una linea di matita.
Dietro le tele, è svelato lo scheletro di ogni immagine,
la continuità del filo, sopra il quale l’artista danza senza mai perdere la logica e continuità della creazione.
Il titolo, che a volte verte alla sinestesia, spiega l’opera:
una mano sul viso, il particolare di un dorso, la spettacolare staticità dei vasi e soprattutto,
come nella prima opera che funge da perno di questo libretto,
l’esempio di magia, dove, attraverso il gesto, si può far nascere un fiore.
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“Ho avuto il piacere e la fortuna di passeggiare sulla corda con André,
mi ha portato in posti speciali e ancestrali,
dove il tempo è solo un concetto inutile e i sentimenti sono in equilibrio.
Nei Tavolinetti ho visto la massima espressione della danza